Nom de l'institution : Conseil
d'État
Premier
Président : M. Robert ANDERSEN
Adresse
:
33, rue de la Science
1040 Bruxelles
BELGIQUE
Tél :
(32) (2) 234.97.91 (secrétariat Premier Président)
(32) (2) 234.99.31 (administrateur)
(32) (2) 234.99.97
Fax :
(32) (2) 230.68.41 (greffe)
(32) (2) 231.18.20 (économat)
(32) (2) 238.98.95 (services généraux)
(32) (2) 234.99.00
Site
internet :
http://www.raadvst-consetat.be
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Composition
et structure
Nombre de
membres
:
Trente-six conseillers d'État, dont un Premier Président,
un Président, dix présidents de chambres et vingt-quatre
conseillers.
Soixante auditeurs, dont un Auditeur général, un Auditeur
général adjoint, douze premiers auditeurs chefs de
section, six premiers auditeurs, auditeurs et auditeurs adjoints.
Un bureau de coordination, composé de quatorze référendaires,
dont deux premiers référendaires chefs de section,
douze premiers référendaires, référendaires
et référendaires adjoints.
Un greffe, comprenant 18 membres, dont un greffier en chef et 17
greffiers dont un greffier informaticien.
Modalités
de recrutement et incompatibilités :
Nomination par le Roi sur liste double, l'une du Conseil d'État,
l'autre de la Chambre des représentants et du Sénat
alternativement.
Les conseillers d'État doivent avoir au moins 37 ans, être
titulaire d'une licence en droit et avoir dix années d'expérience
professionnelle "utile" de nature juridique et satisfaire
à l'une des conditions suivantes :
1°) avoir
réussi le concours d'auditeur adjoint et de référendaire
adjoint au Conseil d'État, le concours de référendaire
à la Cour d'arbitrage, le concours d'auditeur adjoint à
la Cour des comptes ou l'examen d'aptitude professionnelle prévu
par l'article 259 bis du Code judiciaire ;
2°) exercer
une fonction administrative du rang 15 au moins ou équivalent
dans une administration publique belge ou dans un organisme public
belge ;
3°) avoir
présenté avec succès une thèse de
doctorat en droit ou être agrégé de l'enseignement
supérieur en droit ;
4°) exercer,
en Belgique, des fonctions de magistrat du ministère public
ou de juge effectif ;
5°) être
titulaire d'une charge d'enseignement en droit dans une université
belge.
Les fonctions
de référendaires auprès la Cour de cassation
sont assimilées à des fonctions dont l'exercice constitue
une expérience professionnelle "utile" de nature
juridique.
Les conseillers
d'État sont, pour la moitié au moins de leur nombre,
nommés parmi les membres de l'auditorat et du bureau de
coordination.
Les auditeurs
adjoints et référendaires adjoints doivent avoir
au moins 27 ans, être titulaires d'une licence en droit
et avoir au moins trois années d'expérience comme
magistrat, avocat, fonctionnaire ou enseignant d'université
et être lauréat d'un concours de recrutement organisé
par le Conseil d'État.
Les fonctions
sont réparties pour moitié entre titulaires d'un diplôme
en langue française et titulaires d'un diplôme en langue
néerlandaise : le Premier Président et le Président,
l'Auditeur général et l'Auditeur général
adjoint doivent appartenir à des communautés linguistiques
différentes.
Incompatibilité
avec toute autre fonction, sauf celle d'enseignant, de membre d'un
jury d'examen et de membre d'une commission consultative. Le volume
horaire de telles activités doit être limité
; la dérogation est accordée par le Roi sur avis du
Premier Président. Il existe des possibilités de détachement
pour des missions confiées par le Roi ; leur durée
est en principe d'un an, mais peut être prorogée jusqu'à
six années. L'accomplissement d'une mission auprès
d'institutions internationales peut être autorisée
par le Roi pour une durée ne dépassant pas l'ancienneté
au sein du Conseil d'État; les membres sont placés
en position hors-cadre.
Les parents
et alliés, jusqu'au degré d'oncle et de neveu inclusivement,
ne peuvent être simultanément membres du Conseil d'État
sans une dispense du Roi ; ils ne peuvent siéger simultanément,
sauf en Assemblée générale.
Organisation
interne :
Deux sections :
section d'administration
(contentieux : arrêts ; affaires non contentieuses : avis
aux ministres) ;
section de
législation (avis sur projets de lois, de décrets
ou de règlements).
Publications
(rapport annuel, revues, etc. ) :
Les arrêts prononcés jusqu'en décembre 1994
sont reproduits dans le recueil. Les arrêts postérieurs
à cette date sont publiés sur Internet (http://www.raadvst-consetat.be)
et dans un proche avenir, le seront sur CD-Rom.
Il y a un rapport
annuel d'activité et un plan quadriennal de résorption
de l'arriéré juridictionnel.
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Attributions
juridictionnelles
Domaine
de compétence
:
Le contentieux de l'annulation est l'attribution la plus importante
de la section d'administration, sur la requête de quiconque
justifie d'un intérêt; la section peut annuler les
règlements et les actes juridiques unilatéraux de
toute autorité administrative, ainsi que les décisions
contentieuses administratives, c'est-à-dire celles des juridictions
administratives, et ce pour un motif d'illégalité,
résultant de la violation des formes substantielles ou prescrites
à peine de nullité, de l'excès ou du détournement
de pouvoir.
S'y ajoutent
le plein contentieux dans certaines matières (contentieux
électoral, contentieux concernant la délimitation
communale ), la réparation d'un préjudice exceptionnel
(réparation d'un dommage exceptionnel moral ou matériel)
et quelques contentieux particuliers (accès aux documents
administratifs, mutualités...).
Les conflits
d'attribution sont réglés par la Cour de cassation
(la plus haute juridiction judiciaire).
Le Conseil
d'État, saisi d'un recours en annulation contre un règlement
qui a été pris en exécution d'une loi, saisit
la Cour d'arbitrage (Cour constitutionnelle) d'une question préjudicielle,
s'il considère que le vice de constitutionnalité reproché
affecte tant le règlement que la loi qu'il exécute.
Organisation
de l'ordre de juridiction :
- en premier et dernier ressort
- juge
de cassation à l'égard des autres juridictions administratives
- juge de référé en suspension et mesures provisoires.
Pouvoirs
du juge (annulation, réformation, indemnités,
etc.) :
Annulation, suspension.
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Attributions
consultatives
Existence
et étendue de la compétence consultative
:
Tous les projets de loi ou de décret, ainsi que les arrêtés
réglementaires sont soumis au Conseil d'État (section
de législation).
Les ministres
et les membres des exécutifs communautaires ou régionaux,
chacun pour ce qui le concerne, peuvent soumettre à l'avis
de la section d'administration toutes questions et affaires d'ordre
administratif non litigieuses.
Autorité
et publicité des avis :
Les avis sont publiés avec les documents parlementaires.
Les avis sont joints aux documents parlementaires ou, dans le cas
de règlements, au rapport au Roi ou à l'exécutif.
Ils demeurent confidentiels dans les autres cas.
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