|
Nom de l'institution : Conseil d'État
Président
:
Mme Fella HENI
Adresse :
Conseil d'État
Ben Aknoun
Rue du 11 décembre 1960
Alger
ALGÉRIE
Tél
:
(213) 21.92.24.30
(213) 21.92.33.53
(213) 21.92.37.13
Fax :
(213) 21.92.44.89
E-mail :
majlesedawala@mjustice.dz
Composition et structure
Nombre de
membres :
43 membres, dont :
- d'une part : le Président, le Vice-Président, les
Présidents de chambres, les Présidents de sections
et les conseillers d'État.
- d'autre part : le commissaire d'État et les commissaires
d'État adjoints.
La composition
du Conseil d'État peut être complétée
lors de l'exercice de ses compétences consultatives par des
Conseillers d'État compétents en mission extraordinaire.
Modalités
de recrutement et incompatibilités :
Les magistrats sont soumis au statut de la magistrature. La mission
de magistrat est incompatible avec l'exercice de tout mandat électif
au niveau national ou local, de toute fonction publique ou privée
lucrative. Est interdite au magistrat l'adhésion à
toute association politique, et toute activité de nature
à arrêter ou entraver le fonctionnement de la justice.
Organisation
interne :
Le Conseil d'État est organisé, pour l'exercice de
ses fonctions judiciaires, en chambres, qui peuvent être subdivisées
en sections. Ordinairement, le Conseil d'État siège
en chambres ou en sections pour statuer sur les affaires dont il
est saisi. Cependant, en cas de nécessité, il siège
en formation toutes chambres réunies, notamment dans les
cas où la décision susceptible d'êre prise peut
se traduire par un revirement de jurisprudence. Pour l'exercice
de ses fonctions consultatives, le Conseil d'État est organisé
et délibère en Assemblée générale
et en commission permanente. L'Assemblée générale
se prononce sur les projets de lois et est présidée
par le président du Conseil d'État. L'examen des projets
de lois par la commission permanente a lieu dans les cas exceptionnels
où l'urgence est signalée par le Chef du Gouvernement.
Publications
(rapport annuel, revues, etc...) :
Le Conseil d'État établit un rapport général
annuel qu'il transmet au Président de la République,
qui porte sur l'appréciation de la qualité des jugements
des juridictions administratives dont il a été saisi
ainsi que sur le bilan de ses propres activités. Il oeuvre,
en outre, à la publication de tous commentaires et études
juridiques.
retour
haut de page
Attributions
juridictionnelles
Domaine de
compétence :
Le Conseil d'État connaît en premier et dernier ressort
:
- des recours en annulation formés contre les décisions
réglementaires ou individuelles émanant des autorités
administratives centrales, des institutions publiques nationales
et des organisations professionnelles nationales ;
- des recours en interprétation et des recours en appréciation
de la légalité des actes dont le contentieux relève
du Conseil d'État.
Le Conseil d'État
connaît sur appel des jugements rendus en premier ressort
par les juridictions administratives dans tous les cas où
la loi n'en dispose pas autrement.
Le Conseil d'État connaît des recours en cassation
contre les décisions des juridictions administratives rendues
en dernier ressort, ainsi que des recours en cassation des arrêts
de la Cour des comptes.
Organisation
de l'ordre de juridiction :
Les juridictions de droit commun en matière administrative
sont les tribunaux administratifs, dont le nombre et la compétence
territoriale sont déterminés par voie réglementaire.
Les règles de procédure applicables devant les tribunaux
administratifs sont déterminées par le code de procédure
civile. Leurs jugements sont, sauf si la loi en dispose autrement,
susceptibles d'appel devant le Conseil d'État. Ils sont organisés
en chambres qui peuvent être subdivisées en sections.
Pouvoirs
du juge (annulation, réformation, indemnités, etc...)
:
Le Conseil d'État est juge de l'excès de pouvoir,
juge d'appel, juge de cassation, juge des décisions des organes
administratifs à caractère juridictionnel, et juge
en matière d'impôts indirects. Il a le pouvoir de prononcer
des injonctions en matière de voie de fait et d'emprise irrégulière,
mais ne peut pas condamner l'administration au paiement d'astreintes.
retour
haut de page
Attributions consultatives
Le Conseil d'État
donne son avis sur les projets de lois qui lui sont soumis et propose
toute modification qu'il juge nécessaire.
Remarques diverses
Le Conseil d'État
a succédé à la chambre administrative de la
Cour Suprême depuis la loi organique du 30 mai 1998 relative
aux compétences, à l'organisation et au fonctionnement
du Conseil d'État.
retour
haut de page
|